14/02/2007

Une dernière fois

Se vider de son sang. Seulement de son sang. Parce que le glauque, il est là pour toujours. Laisser le noir envahir la pudeur, la retenue, l'élégance. Désolé. 

Trash_Blood_02_by_garotoslipknot[1]

« Une confession dans sa pudeur
Et la passion devient belle comme la peur
Mais j'ai mal de la beauté finale
»

 

            « Moi je n’aime pas la Saint-Valentin, je hais le monde entier ; je détesterai tous tes amis, la vie de famille aussi » (Indochine, Gang Bang, Alice & June).

            Voilà. Réveillé en sursaut. Réveillé par des pleurs. Ne pas avoir eu le temps de s’émerveiller devant la brume sur les champs ou des croissants chaud qui n’existent plus. Des larmes blanches et rouges qui viennent noyer des draps blancs défaits. Se perdre dans le lit, encore et encore, seul, ne sachant pas quoi faire de ses membres. Prendre la réalité dans la gueule. La tourner et la retourner dans tous les sens. Mais c’est toujours le même vide qu’on tient au creux de ses mains, qui nous renvoie à nous-même. Vouloir dormir. Mais pleurer.

            Ne pas vouloir lâcher prise. Ne pas réussir. Se raccrocher aux espoirs auxquels on ne croit plus. Ne plus rien entendre. Se faire mal. Mal, mal. Ca résonne dans la tête. Tourner, tourner, tourner, jusqu’à l’ivresse, ne plus avoir conscience de rien, juste vouloir dormir. N’importe où, n’importe comment. S’endormir sans jamais plus faire de cauchemars.

            Faire la liste de ce qu’on ne sera plus, sans jamais chercher ailleurs qu’en soi-même.

            Dire merde aux cons, les envoyer chier, leur pisser dessus, les écraser à terre, vouloir les crever, encore et encore, éclater le crâne, laisser le sang et le cerveau se répandre doucement sur le bitume en crachant dans leurs yeux de plus en plus fixes. Frapper, encore et encore. Se défouler, crier, HURLER, MEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et puis mourir. Ne jamais être soulagé. Parce qu’ils ont pris nos rêves.

            Tout arrêter. Recommencer. Changer. Espérer et réussir. Se leurrer, rêver. Ne rien être. Dormir dans des cartons, avoir froid, et se jeter sous un train.

            Souffrir d’aimer et d’être aimé. Détester les amis des autres. Saigner par amour. Saigner en se regardant dans les yeux et en échangeant ses larmes. S’embrasser et se planter. S’unir dans le bain de nos sangs mélangés.

            C’est la fin. La fin de tout. Perdre son adolescence et rejeter dans le passé toutes ces drogues qu’ont été les rêves, tous ces anti-douleurs qu’ont été ces mots, tous ces leurres qu’ont été ces nuits de sexe. Et se sentir vivant, vraiment vivant, démonté. Saigner, le corps entier secoué par l’insupportable douleur, préférer crever, avoir peur, peur pour soi-même, ne plus avoir envie de rien, boire, tomber, ne pas se soigner, le maquillage coule le long des joues. Ne plus sentir la douceur des draps sur le corps nu, être transpercé de centaines de lames plus fines et plus tranchantes les unes que les autres, ne plus rien voir, plus rien.

            Etre en colère, blessé, meurtri par l’avant, tué par le présent, ne pas voir d’avenir. Ne penser à rien. Ranger. Tout ranger. Que tout soit propre. Clean. Faire le tri. Mettre de l’ordre. Une dernière fois.

            Frustration. Les autres ne comprennent pas. Envie de couvrir la baignoire de sang en s’endormant les yeux ouverts seulement pour dire « vous ne vouliez pas entendre. C’est assez clair comme ça ? ». Les autres sont aveugles.

            Crever, crever, crever. Marre de sentir ses doigts coupés, phalange après phalange, lentement, laisser le sang coaguler au bout pour ne plus faire qu’une croûte noirâtre. Et puis les mains, fermer les yeux et coudre nos lèvres, se faire couper les couilles, les jambes. Baiser ne sert à rien. Marcher est trop dur. Coudre nos paupières pour ne plus rien voir. Sentir la lame du couteau se promener dans les cheveux, puis nous débarrasser de nos deux oreilles, dans une douleur qui se lance dans toute la mâchoire, se casser les dents sur l’espérance.

            Sentir. Seulement sentir. Odeur de brûlé. Tout cela cuit depuis bien longtemps. Sortir le plat du four. Ne pas y toucher. Se souvenir de ces odeurs de vomi qu'on aimait tant...

            Ces moments où la seule chose qui nous retient est le désordre dans l’appartement. Combien de temps nous reste t-il ?

            Ecrire. Ecrire et ne pas réussir à se vider. Ecrire sans mots. Ecrire sans noir. Ne pas vouloir grandir. La petite fille est là, encore et toujours. Elle regarde. Elle se sait pas pleurer, elle. Elle encaisse. Elle prend tout.

            Entourer ses genoux de ses bras qui ne rassurent plus personne. Souffrir de trop aimer. En crever lentement, agoniser et ne voir personne. Personne d’assez bienveillant pour nous achever, personne d’assez fort pour nous relever. Redresser la tête à la moindre odeur agréable, et puis retomber. Allongé par terre. Ne plus jamais se relever.

            Penser une dernière fois à ces visages que l’on va oublier pour toujours.

            Et gagner. Enfin. Ne plus jamais sourire, se frotter les yeux de fatigue. Tout cela a bien assez duré. Maintenant, allons dormir.

 

« Aujourd’hui tout est gris
Le ciel et même la vie
 Demain importe peu
Le temps qu’il fera même s’il pleut
 Aujourd’hui je pleure
Demain je meurs »

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Paroles : Indochine, More, Le baiser, et Aujourd’hui je pleure, Alice & June.

01:24 Écrit par Il y a toujours une petite fille. Toujours la m dans Dans mon appartement | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

12/02/2007

Une journée normale dans un Etat policier

               Les banlieues sont en guerre civile permanente ou c’est Sarkozy qui déconne ?

Pourquoi un mec qui roule en ligne droite quand y a personne à 110 au lieu de 90 Km/h est officiellement un délinquant ?

               Pourquoi on interdit aux gens de fumer ?

               Faut faire peur aux gens. Et ça marche. Quand ça a peur, ça vote à droite.

               Et toutes nos soi-disant mauvaises conduites sont dénoncées par un président qui a tellement de casseroles au cul qu’il pourrait aller faire la bouffe dans toutes les prisons du pays…

 

               Tu commences ta journée : tu te lèves à moitié en retard parce que t’es crevé, tu veux prendre un café mais t’as beau fouiller dans tous les placards de la cuisine, y a plus de café, tu sors le chien et quand il chie dans le caniveau tu te fais engueuler par trois petites vieilles qui sont en retraite depuis dix ans mais qui ont rien d’autre à foutre que de se lever à six heures du matin pour faire chier le monde et qui vont faire leurs courses pendant midi juste quand toi t’as une heure et demi de pause et que tu veux aller acheter du café parce que ta femme y pensera pas – évidemment, madame boit des tisââânes – alors t’attends des plombes à la caisse, et puis tu te fais arrêter parce que tu reviens du ski et que t’es bronzé et que Sarko a donné ses instructions et puis t’as oublié tes papiers et ils te font chier et puis tu te gares pour retourner bosser l’après midi et t’es en retard à cause des vieux à la caisse et des flics alors tu te gares rapidement et t’oublis de mettre du fric dans le machin, à ton boulot tu t’engueules avec un collègue, manque de bol, c’est un black il porte plainte et, autant Sarko fait arrêter les rebeu et vire les étrangers, mais là, le mec c’est un connard mais parce qu’il est black il a raison, tu reprends ta bagnoles t’as un super PV, t’es énervé parce que t’as pas fumé depuis le matin parce que le midi t’as pas eu le temps et qu’au boulot t’as pas le droit parce que sinon t’as un deuxième procès au cul par la connasse de secrétaire décolorée en tailleur gris qui se fait culbuter par le patron tous les deux mois pour trente euros d’augmentation, bref, tu rentres chez toi dans les embouteillages, tu t’énerves, surtout que y a Raphaël à la radio ça arrange pas, tu changes et tu tombes sur Radio Culture où ils t’expliquent combien d’œufs pont la grue de Birmanie par an parce que c’est vachement important la survie de la grue de Birmanie tout le monde devrait en prendre conscience et y penser tous les jours et voter écolo parce qu’ils sont gentils les écolos et puis ils se tirent une balle dans le pied en voulant abolir la pollution en faisant des lois anti-OGM alors que c’est ce qui les fait vivre, enfin bref ; tu rentres chez toi, tu t’emmerdes avec le problème de maths du gosse et tu te bas pour que la gamine en pleine crise d’ado qui a pas encore de seins en montre le moins possible de chaque côté du nombril pour aller au collège le lendemain, et quand t’as enfin réussi à coucher les gosses et t’être fait chier devant Julie Lescaut parce que t’as rien d’autre à foutre, et t’être plain pendant la pub parce qu’il y a plus de chocolat, tu te dis qu'après une journée comme ça tu tirerais bien un petit coup, et ben elle a la migraine !

 

              Merci à Sarko de filer la migraine à toutes les nanas après plus de cinq ans de mariage. Alors qu’il aille se faire foutre. Il veut éradiquer la race humaine ce mec, c’est Hitler : il vire les étrangers, il fout les mecs dans la rue parce qu’ils ont un boulot mais on peut plus louer de F2 en dessous de 1800 euros par mois et puis il met les ados en taule quand ils vendent plus de vingt grammes de shit et maintenant il empêche les couples de baiser ! Déjà on fait pas de gosses, mais en plus les gens sont frustrés. Après on se demande pourquoi ils sont méchants… ils sont frustrés les gens. Ils baisent plus.

 

               Ben oui, parce que maintenant, c’est plus comme après mai 68 :

               - Tu baises ?

               - On va chez toi ?

               - Ok. Comment tu t'appelles ?

               Non. Là, il faut parler, inviter à prendre un verre, ne pas être macho, inviter en boite et la laisser se faire peloter par tous les autres mecs qui auraient plus vite fait d'emmener leur femme dans un club échangiste si le seul but c'est de regarder les autres danser en attandant de tirer un demi-coup parce qu'ils sont trop bourrés pour bander, l’emmener au resto, au ciné, en week-end, et une fois sur deux t’as dépensé la moitié de ton salaire pour même pas baiser. Après on s'étonne qu’il y en ait qui votent fasho…

 

               Non, je ne mets pas le succès de Sarko uniquement sur la frustration de ces messieurs.

               Il y a des cons aussi.

04:06 Écrit par Il y a toujours une petite fille. Toujours la m dans Dans mon appartement | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

09/02/2007

Le questionnaire de Proust

Oui, moi aussi. Mais quand on n'a rien à dire, on essaye de passer un peu à travers sa pudeur, et on parle de soi. Même si tout le monde s'en fout.

rock-n-roll[1]

Le bonheur parfait, selon vous ?

Le quoi ? Peut-être l’amour partagé. Si on y croit. Mais le vrai bonheur n’existe pas si on a déjà vécu dans ce monde quelques secondes. Sinon, je sais pas, euh… jouer avec Jean-Louis Aubert ? Mais aussi des petits moments de plaisir, comme découvrir un lieu qu’on ne connaît pas avec une fille qu’on connaît bien.

Où et à quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux ?

Je ne sais pas. Plusieurs moments me viennent à l’esprit. Des étés d’enfance. Ou d’autres moments.

Quelle est votre vertu préférée ?

Tenir ses promesses, respecter sa parole. Il n’y a rien au dessus de ça. (Ce à quoi je manque parfois).

Le principal trait de votre caractère ?

J’essaye de faire ce que je veux, contre la morale, contre toutes les conventions…

Et le trait de votre caractère dont vous êtes le moins fier ?

… Mais la politesse m’en empêche. Et je ne suis pas fier de ma politesse parce que c’est respecter ce que je rejette : les convenances. Mais aussi, une certaine lâcheté. Mais tous les hommes sont lâches (et les femmes hypocrites.. je sens qu’il y en a pas mal qui vont me tomber dessus, mais bon… Trop tard, c’est dit).

La qualité que vous préférez chez les hommes ?

Le désenchantement. (J’ai remplacé « qualité » par « trait de caractère ». Pour « qualité », alors, je dirais la loyauté).

La qualité que vous préférez chez les femmes ?

La largeur d’esprit, et qu’elles aient du caractère.

Votre principal défaut ?

La misanthropie. Je suis asocial.

Votre principale qualité ?

La sincérité, la bizarrerie, la fidélité.

Que possédez-vous de plus cher ?

Ce que je ne possède pas justement : ceux que j’aime. Et puis tout ce que j’ai écrit. Et mes guitares, mes livres.

Quel serait votre plus grand malheur ?

On ne s’attend pas à nos malheurs, et donc je ne sais pas. Peut-être manquer mon suicide. Mais j’espère que mes plus grands malheurs sont déjà arrivés.

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

Je ne sais pas. Je ne psychiatrise pas mes amitiés. Je prends ce qui vient.

Votre film culte ? 

Jeux d’enfants, de Yann Samuell, avec Marion Cotillard et Guillaume Canet, et puis La vie est belle de Benigni, et aussi Ca commence aujourd’hui, de Bertrand Tavernier avec Philippe Torreton.

Votre acteur préféré ?

Richard Bohringer, Philippe Torreton, Michel Creton, Jean-François Balmer et puis Bernard tapie aussi.

Votre actrice préférée ?

Marion Cotillard et Sara Forestier.

Votre occupation préférée ?

Ecrire, jouer de la guitare, et le sexe.

La figure historique que vous admirez le plus ?

Mitterrand. Mais aussi Danton.

Le héros de fiction que vous préférez ?

Antigone.

Votre héros aujourd'hui ?

J’admire des gens comme Bohringer, Luchini, et puis d’autres, des anonymes, dont je veux taire le nom, par pudeur. Mais je n’ai pas de héros.

A part vous-même qui voudriez-vous être ?

Personne. Moi uniquement. Faut répondre ? Alors une rock star. Ou un écrivain célèbre.

Votre dernier fou rire ?

Je sais pas. J’ai ris tout à l’heure en lisant un mail, ou quand une amie m’a téléphoné. Mais pas de fou rire.

Et la dernière fois que vous avez pleuré ?

Je pleure pas vraiment en fait. Ou rarement.

Vos peintres préférés ?

Matisse, Miro, Picasso.

Vos auteurs favoris en prose ?

Moi. Plus sérieusement Nothomb. Et puis Sagan, Balzac. Je viens de relire Journal d’Hirondelle, j’en suis encore sur le cul.

Vos auteurs préférés en vers ?

Rimbaud et Baudelaire. Et puis Hugo ; putain mais Hugo c’est extraordinaire !

Votre compositeur préféré ?

Mozart et son Requiem, pareil pour Verdi. Et puis Berlioz aussi, avec la Symphonie Fantastique et notamment la Marche au Supplice, et l’éternelle Neuvième de Beethoven. Et puis Indochine, Placebo, Téléphone, Goldman, les Stones.

Votre plus grande peur ?

Je n'ai pas peur. Sauf parfois sur la route quand je me prends pour Sébastien Loeb. Et j’ai facilement le vertige aussi. En fait, j’ai peur de souffrir physiquement.

Votre plat préféré ?

Les sushi, le foie gras et les Saint-Jacques.

Votre boisson préférée ?

Le Champagne. La Manzana.

La chanson que vous sifflez sous votre douche ?

Je ne siffle pas. Parce qu’en fait, quand on prend une douche, quand on siffle ça merde parce qu’on a de l’eau qui viennent sur les lèvres et puis ça fait des fruft et des shlurps. Vaut mieux chanter. Mais je chante pas non plus sous la douche.

Si vous deviez changer une chose dans votre apparence physique ?

Mon nez et mes cheveux, et mes fesses, et mon ventre, et mes cuisses.

Les fautes pour lesquelles vous avez le plus d'indulgence ?

Celles que je comprends. Les fautes par excès d’amour, par jalousie, par impatience. Et puis aussi les fautes de goût.

Où aimeriez-vous vivre ?

Déjà, aimerais-je vivre ? Au Vietnam ou en Afrique. Sinon, je vois bien une villa en haut d’une falaise, face à la mer, dans un endroit calme près de Banyuls…

La couleur que vous préférez ?

Le noir. Le rouge.

La fleur que vous aimez ?

La rose.

L'oiseau que vous préférez ?

Je ne sais pas.

Votre Fantasme ?

Faire l’amour dans une église. Et sur la plage. Et vendre des bouquins. Faire des concerts.

Ce que vous détestez par-dessus tout ?

Me sentir ne pas exister. Et être dérangé.

Le fait militaire que vous estimez le plus ?

Je n’estime aucun fait militaire. Je les méprise tous.

La réforme que vous estimez le plus ?

L’abolition des privilèges, la nuit du 4 août 1789.

Le don de la nature que vous vous voudriez avoir ?

En avoir une de 30… non pardon. Savoir chanter. Et puis être invisible doit être sympa aussi. Et savoir parler ; je veux dire en tant qu’orateur. Et je n’ai aucune répartie. Et puis j’aimerais aussi me sentir un peu moins désarmé devant un piano.

L'état présent de votre esprit ?

Beaucoup de lassitude, et puis bien sûr inquiet.

Votre devise ?

« Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage. »  (Anouilh, dans Antigone).

Et puis « Vivre avec les autres, c’est les aimer ou les haïr, mais ne jamais les juger » (De moi).

Qu'avez-vous réussi le mieux dans votre vie?

Je me trouve moi-même assez réussi finalement. Mais sinon, rien. Absolument rien. Et c’est ça qui est extraordinaire : je me suis aperçu que le destin de l’Homme, c’est le ratage. C’est pour ça que la mort ne me fait pas peur.

Votre plus grand regret ?

Ne pas avoir écrit Belle du Seigneur.

Comment aimeriez-vous mourir ?

Jeune. Et une balle dans la tête en pleine rue à un moment où je m’y attends pas me conviendrait parfaitement. (En fait me faire tuer serait assez excitant).

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20:18 Écrit par Il y a toujours une petite fille. Toujours la m dans Dans mon appartement | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |